Découverte botanique : l’Orobanche pourprée

A chaque balade qu’un naturaliste entreprend, il espère secrètement trouver une espèce rare, voire l’espèce que l’on croyait totalement disparue ! Rares sont les occasions où ce rêve se concrétise, et pourtant… Le dimanche 31 mai 2015, lors d’une sortie du groupe Chemins et Découvertes aux alentours de Menetou-Couture, les botanistes ont fait une découverte peu commune.

Au pied d’une haie, ils ont pu observer des Orobanches du Lierre, plantes peu communes, mais déjà observées autrefois dans cette région. Puis, un peu plus loin, l’émerveillement a atteint son maximum lorsqu’ils ont découvert l’Orobanche pourprée. De coloration violette, prise pour une Sauge de loin, ils se sont aperçus rapidement de leur méprise en constatant l’absence de feuilles.

Orobanche pourprée, Phelipanche purpurea

l’Orobanche pourprée


L’Orobanche pourprée ou Phelipanche purpurea était jusque là inconnue dans le Cher. Elle est considérée en danger critique d’extinction dans le livre rouge de la région Centre, où elle n’est plus connue qu’en 6 localités très isolées. Elle est en voie de disparition dans beaucoup de régions en France. Comme toutes les Orobanches, elle est parasite. Ne possédant pas de chlorophylle, elle enfonce des suçoirs (sortes de racines transformées) dans les vaisseaux des racines d’une plante hôte chlorophyllienne, l’Achillée millefeuille en l’occurrence.

Un seul individu et ses plantes hôtes ont été observés. Deux jours plus tard, la fleur avait malheureusement disparu, victime de la tondeuse. Toutefois, nous avons de bonnes chances de croire que la partie coupée n’était que la face visible de l’iceberg. La partie reproductive persiste sous terre, toujours capable de fabriquer un nombre considérable de graines très légères.

 

Crédit photo : Michelle ROUET, bénévole

 

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